Tempête sur les élections

10 mars 2008

NiazovNous avons finalement récolté les fruits de notre humble semaison. La pêche fut bonne, malgré la prolifération de ces petites tortues aux tâches rouges.

56 suffrages pour la liste où mon humble personne figurait en tête.. (et en queue, ce qui fait un tête à queue).

C’est sur ce score sans appel que les déjà conquis habitants du village ont manifesté leur véritable désir de changement. Ce changement fut opéré dans la demi-heure.

Nous changeâmes Dimanche soir en lundi matin. Et un projet, similaire en tout point à celui de feu Turkmenbachi Niazov qui rebaptisa les jours et les nuits, fut évoqué pour que le changement soit total.

Sont donc permutés:

lundi et mercredi

jeudi et mardi

jeudi et dimanche

mercredi et vendredi

vendredi et samedi

jeudi et vendredi

Bref, la semaine se décale de l’intervalle qui avait séparé jadis l’Angleterre du reste de l’Europe.

Décision aussi prise d’instituer la tempête ce nouveau lundi, afin de palier l’absence du sonneur; le souffle bringueballe à l’heure actuelle la majestueuse cloche, petite soeur de Sainte-Catherine en Kremeline, de notre aimable église.

Toute l’équipe et ses nouveaux adhérents d’okkasion ont donc espoir que le nouvel élu fera mieux son prédécesseur.

La brigade de la bourgade

2 mars 2008

Darwin monkeyLes gens en armes sont gens d’honneur, et nulle envie n’aurait-on d’ainsi les expérimenter à l’aune de leurs homonymes arthropodés comme les enfants ont coutume. Je parle des ignobles Pyrrhocoris apterus, véritable garde suisse aux masques zulu de nos jardins.

Sillonnant par temps clair la paire de rues du bourg, inaudibles à nos braves oneilles, nous les reconnaissons tout de même à la paire d’élytres bleutées portée par leur Coccyx couleur topaze. Punaise !

Punaise de feu et punaise divine forment une symbiose en dehors du temps, se dit-on en barbe en les apercevant.

Sur ordre mesuré de Mr Parangeaoux, qui aime s’acoquiner avec tout ce qui s’apparente à l’Ordre, le joyeux Coccyx azuré contemple la luxuriante activité du bourg sourd.

Malheureusement, les malfrats sont comme chiroptères et chiromanes, ils ne se mouillent que la nuit. Point d’arrestation, point de phlachebaules, point de venin assermenté. Et c’est ainsi que quelques voisins furent, sur façade, barbouillés de térébenthine.

Punaise de feuMais revenons à nos insectes. Ceux-ci vient en colonie, marchent cul à cul, ce qui démontre bien une fois de plus que “la nature est mal faite” (comment fuir alors que la progéniture est en cours ? De même les mammifères en cloques devraient devraient darwinement être allégés et ainsi les foetus devraient présenter un avantage comme le don d’invisibilité, d’allégeance… etc)

Aussi, si leurs confrères uniformisés étaient mieux “sélectionnés”, ils dormiraient le jour et veilleraient la nuit. Ou alors il faudrait recruter le corps protecteur chez les brigands, véritables nyctalopes réhabilitant la théorie de la sélection naturelle !

Trésors en boiste à lestres…

1 mars 2008

HermesUn mystérieux évènement a réveillé les habitants du hameau. Quelle ne fut notre surprise en effet de découvrir le matin, une liasse dont le montant atteignait 157,45 euros.

Tout ceci était d’autant plus mystérieux que nulle dédicace ne permettait de remercier le fortuné donateur. Cette heureuse miséricorde était comme tombée du ciel, ainsi que l’on dit souvent “il pleut des cordes”.

Alors, le lendemain, jour qu’on appelle dimanche en l’honneur des Anglais, pour au moins remercier le créateur qui avait permis une telle généreuse créature, l’église paroissiale afficha complet. Ceci changeait fort de l’accoutumée qui désolait le prélat et ses ouailles de n’avoir point d’ouïes pour gober l’office et le calice. Leurs bourses par ailleurs étaient bien vides et la quête ne servait que les jours de disparition annoncée par la banque de France de pièces surannées (ainsi la pièce de 10 francs…).

abbéIl y eut donc affluence tératologique pour un dimanche “ordinaire”. Cependant, les bigots étaient venus pour récompenser le très Haut avec des mots et des cantiques, mais il n’était absolument pas question de se séparer d’une telle manne, de lui rendre la pareille. Aussi, la quête, d’osier frais pour l’occasion, repartit aussi bredouille que le précédent dominical.

Ce mystère nouveau (mais pas assez pour figurer dans les caves vaticinales) fit que l’ecclésiastique alla voir les deux Mystéritaires, gardiennes vestales du temple païen en face. La concurrence était rude. Et il est certain que le temple ferait dimanche prochain une bataille sans égal

Nous espérons que cette fois, les aimables résidents récompenseront davantage Prométhée et Apollon que “celui qui est ce qui est”.

Cette fois, il faudra rendre la divine offrande à qui de droit… aux Dieux de la République!

Eteignez vos lampes… elles diffusent du Céhodeut

24 février 2008

Ubu maireLors d’une conviaison orchestrée par Fubu roi et sa cour, nous avons peu festoyé en soulevant les différentes projections du village de Morsang.

Mère Ubou, qui chatoyait beaucoup le père Fubu pour ses allers-retours incessants, parfois en un sens, parfois en un autre qu’on aurait dit opposé, a stomaqué l’assemblée civile en controversant les chiffres.

Le fronton de l’eschole où tignasse la réunin sus-mentionnée, ayant été dépucelé de l’antique ageômetrètos mèdeis eisitô tous les satrapes ont appelé à recouvrer raison.

“On ne va pas refaire l’histoire de France” a maugréé la masse.
C’est que mère Ubou avait notifié que la fable Electre & Chitée était nucléaire (qu’elle procédait du noyau, de la pulpe et du Saint Espoire) et que de ceci découlait que point de Céhodeut ne serait réduit si l’on taisait la fable.

Il est que la controverse concernait les économies de Céhodeut prévues par le rafistolage des becs de gaz qui désormais, s’orneraient de balastres ultra modernes. Ceci afin de rendre optimistes les chandelles et leurs illuminés du dessous.

Père Fubu, docteur émérite es pataphysique a alors discouru pour la foultitude en ces termes:
“En réalité, le Céhodeut est diffusé par les ampoules”
“Mais alors nous allons suffoquer” a dit Mère Oubu
“Non ca va car c’est très dilué” a rassuré Père Fubu.

Ouf ! On respire ! La pataphysique se porte bien.

Du choeur de village

20 février 2008

BadianeEn temps plus reculés mais bien plus avancés que ceux qui offusquèrent Malthus, une réunion fut orchestrée par Isidore Panmuphle pour nous faire connaissance avec l’achiduc de Tequte.

Cette visite majestueuse eut pour objectif de nous présenter un joli modelage carton-pâte avec forces détails, comme des arbustes sphéroïdes, des murets immaculés et des chaussées à moineaux. L’archiduc était un fin maquettiste (il apprit cela après passage en Exopotamie) qui préférait cependant le blister au velcro.

Décéption de l’assemblée conviée face à la miniature symbolisant le nouveau boyau morsandiau. Espace gagné d’un côté, espace démembré de l’autre.

Heureusement, l’espace serait en bonne compagnie car les arbustes sphéroïdes seraient de bas biais éclairés. Gaïa ne serait pas sacrifiée sur l’autel par les nouveaux Electre & Chitée. C’est à dire que tout respecterait la nature à condition que la nature commence à respecter les voeux de l’archiduc.

Point d’émeute à cela, juste la négociation pour connaître la future stature du tenancier d’une cambuse exprès promue pour relancer les crocs à phynances (en capitale, cela se comme économie de marcher).

Un michetier viendrait donc coudoyer le Métayer et les deux Mystéritaires (nous parlerons de ces Vestales en autre lieu de ce tapuscrit).

Ce michetier, devrait veiller au grain sur son blé et les miches, avec espoir de relancer la sainte activité ecclésiastique fortement délaissée pour cause de grève messianique.

Enfin, une fontaine de Jouvence en résine immuable fera sourdre de l’eau pour assoiffés bipédistes et bicycliens qui n’avaient jusqu’alors pour récompense que l’ombre des feuillus. Nous comptons bien expérimenter la précieuse onde avec l’ami Paul Ricoeur qui engage son nom a faire des badianes étoilées impeccables pour nos tournoyes de pieds tankés.

Le tricelle hectif

19 février 2008

Tri sélectifIl existe depuis belles chandelles un principe faisant appel au sentiments les plus génuins des citoyens avertis. Cela s’appelle en galli-matias (métissage des Gaules et des Enricaux) tricelle hectif.

Il s’agit d’exhiber le jour idoine une certaine catégorie d’ordures à condition bien entendu qu’il s’agisse d’authentiques déchets. Il est peu louable d’y mettre des enfants, des animaux ou de claudicants hères. Nous ne voulons pas de captieux déchets.

On distingue les ordures par leur couleur. Un nuancier assorti, à s’y méprendre ressemblant à un vieil Ymagier, permet de jauger du premier coup d’oeil si l’on affaire un détritus JVQ. J comme jeunâtre (tout ce qui est jeune), V comme véreux (tout ce qui se boit dans des verres: liqueurs, piquettes, jaja, bile, &c) Q comme Quanti (idiome retrouvable dans tutti quanti: tout ce qui est basé sur la théorie quantique).

Cette pratique est fort épandue dans les champs environnant Morsang. Communes adjacentes, soupçonnables en aucune façon d’être révolues, sauf si on erre..

L’interrogation à formuler à la cour de père Fubu est donc pourquoi nos aimables citoyens ne bénéficient point de la grâce du ticelle hectif ?

Il nous fut objecté par Faustroll et Isidore Panmuphle que la Fée Dragonne incinérait toutes nos ordures et que le bestiau avait davantage appétit ces temps-ci (on le comprend, les champs se néantifient).

Nous proposons par conséquent une action d’ignifugation de nos déchets afin d’époustoufler un peu le saurien décrété. On verra bien de quel bois il se chauffe…

Qui est derrière ce site ?

9 février 2008

ubu cocu

Je naquis à Mour-Cinctum, JVQ et j’y fréquenta ancienne et novel eschole que je rudoya avec forces partageurs de paing.
Ainsi aurait pu débuter ma biographie (mais comme disait Cioran, il est étonnant que la perspective d’avoir un biographe n’ai fait renoncer personne à avoir une vie) si j’avais décidé d’infliger aux valeureux lecteurs une prose à la Villon. Quoi de plus normal pour un blaug de village.

Si vous voulez du concret, sachez que j’ai un diplôme qui par paresse n’est ni encadré, ni en sécurité au fond d’un tiroir.

A défaut d’une famille, j’ai fondé la société coopérative eco-sapiens, qui est en quelque sorte l’alter eco de l’homme de cro pognon.

Un lustre plus tard, me revoili me revoilà dans cette humble contrée qui m’offre un bras (de Seine) et un bois (de Vingt Seines). Ma compagne y bat la campagne, traverse vaillamment la passerelle où nul hobereau ne vit désormais, ou nul passeur de gué ne guette. Elle travaille au village d’en face et moi je tricote mon clavier en préparant souper.

Morsang n’a pas d’histoire

9 février 2008

… mais les peuples heureux n’ont pas d’histoire !

JarryEh oui, comme le rappelle feu Bon Papa, auteur de “Morsang au fil des siècles“, il faut se rendre à l’évidence, notre commune n’est le lieu d’aucun élément historique.

Pas même la “bataille de Morsang” évoquée par l’écrivain Alfred Jarry  qui ne fait référence au village que pour son nom !