Les gens en armes sont gens d’honneur, et nulle envie n’aurait-on d’ainsi les expérimenter à l’aune de leurs homonymes arthropodés comme les enfants ont coutume. Je parle des ignobles Pyrrhocoris apterus, véritable garde suisse aux masques zulu de nos jardins.
Sillonnant par temps clair la paire de rues du bourg, inaudibles à nos braves oneilles, nous les reconnaissons tout de même à la paire d’élytres bleutées portée par leur Coccyx couleur topaze. Punaise !
Punaise de feu et punaise divine forment une symbiose en dehors du temps, se dit-on en barbe en les apercevant.
Sur ordre mesuré de Mr Parangeaoux, qui aime s’acoquiner avec tout ce qui s’apparente à l’Ordre, le joyeux Coccyx azuré contemple la luxuriante activité du bourg sourd.
Malheureusement, les malfrats sont comme chiroptères et chiromanes, ils ne se mouillent que la nuit. Point d’arrestation, point de phlachebaules, point de venin assermenté. Et c’est ainsi que quelques voisins furent, sur façade, barbouillés de térébenthine.
Mais revenons à nos insectes. Ceux-ci vient en colonie, marchent cul à cul, ce qui démontre bien une fois de plus que “la nature est mal faite” (comment fuir alors que la progéniture est en cours ? De même les mammifères en cloques devraient devraient darwinement être allégés et ainsi les foetus devraient présenter un avantage comme le don d’invisibilité, d’allégeance… etc)
Aussi, si leurs confrères uniformisés étaient mieux “sélectionnés”, ils dormiraient le jour et veilleraient la nuit. Ou alors il faudrait recruter le corps protecteur chez les brigands, véritables nyctalopes réhabilitant la théorie de la sélection naturelle !